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Ateliers d’Arts plastiques pour enfants de 4 à 9 ans – Henri Matisse

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Descriptif de la séquence:

Les séances proposées ici entrent dans le cadre d’une séquence qui pourrait s’intituler « A la découverte des oeuvres d’Henri Matisse » et qui prend appui sur les trois oeuvres suivantes (celles -ci semblent bien adaptées au travail mené mais le choix des supports n’est bien entendu en aucun cas limité à ces trois tableaux).

Séance 1: La chute d’ Icare

Préalables aux différents ateliers :

– Temps 1: En collectif avec une reproduction de l’oeuvre affichée au tableau
Observation et discussion:
– que voit – on ?
– que pouvez – vous dire à propos des formes, des couleurs ?
– que fait le bonhomme ? où est – il ?

– Temps 2: L’enseignant donne la consigne « générale » qui est la même pour tous les enfants: « Reproduis le tableau en essayant de faire comme Matisse. Utilise le matériel qui est à ta disposition sur la table ».

Temps 3:Les enfants se répartissent dans les différents ateliers (5 à 8 enfants par atelier). Chaque groupe passera dans chaque atelier. Il faut donc prévoir trois séances, afin que chaque enfant ait participé à chaque activité, plus peut-être une séance supplémentaire pour achever les différents travaux.

Séance 2: Les velours

Temps 1: Peindre au rouleau plusieurs feuilles de papier canson format 24 * 32 (4 ou 5 feuilles de la même couleur, le + de couleurs différentes possible, et en essayant différentes techniques : fourchette, peigne, brosse à dents, éponge, essuie – tout …)

Temps 2: Coller 10 à 12 feuilles 24 * 32 en les juxtaposant sur une longue bande de papier craft en les disposant harmonieusement et en expliquant le choix des couleurs juxtaposées.

Temps 3: Découper dans les feuilles restantes des « formes » à la manière de Matisse. Coller ces formes sur les rectangles pour obtenir une fresque collective ressemblant au tableau Les velours.

Objectifs de la séquence:

– découvrir Henri Matisse, sa vie, son œuvre, l’originalité de sa technique des « papiers découpés »
– travailler « à la manière de Matisse »
– observer des œuvres, apporter un jugement, donner un avis personnel
– jouer avec les formes, les couleurs, pour aboutir à une création originale et personnalisée
– exprimer une idée, une envie, une émotion à travers sa création
– découvrir, utiliser différentes techniques et différents matériaux

Sources :
Matisse, Gilles Néret, Editions Taschen.
Découper avec Matisse, Nelly Munthe, Centurion Jeunesse.
Les arts plastiques à l’école, S. Paolorsi et A. Saey, RETZ. 

Henri Matisse : la vie, l’oeuvre 1869 – 1954s infos sur le principal référent du mouvement fauve

      Henri Matisse, principal représentant du mouvement fauve, est considéré comme l’un des grands précurseurs de l’art moderne.

       Matisse naquit le 31 décembre 1869, au Cateau-Cambrésis, dans le nord de la France, d’une famille de commerçants. Il étudia le droit à la faculté de Paris (1887-1889). Dans l’atelier de Gustave Moreau, où celui-ci l’accueillit après avoir apprécié ses dessins, il copia les œuvres de la tradition académique. Son travail de jeunesse révéla son goût pour le naturalisme feutré des Nabis. D’un voyage en Bretagne et en Corse, il étudia les possibilités du paysage à l’aune d’une palette allant s’éclaircir sous l’empreinte des impressionnistes.
       La libération artistique de Matisse, en termes de maniement des couleurs pour le rendu des formes et l’organisation des plans dans l’espace, fut l’influence décisive de Paul Gauguin, de Paul Cézanne et de Vincent Van Gogh, dont il étudia de près les œuvres, à partir de 1899, par l’intermédiaire du collectionneur John Russel. Ses toiles, natures mortes et nus féminins, en retrouvent les tons chauds et la construction stricte suivant le plan du tableau.
       Passant l’été 1904 à Saint-Tropez chez le peintre Paul Signac, Matisse découvrit le procédé du pointillisme, technique nouvelle de juxtaposition de petites touches (des points ou des traits courts) de pigment pur pour créer, dans le regard du spectateur, un mélange optique intense car préservé des aléats de l’alliage chromatique sur la palette. Il l’adopta dans Luxe, Calme et Volupté (1904) où un thème symboliste ordinaire rencontre un traitement moderne : une touche éclatée, des couleurs intenses (rouges et jaunes) et l’utilisation d’un cerne épais pour marquer les volumes. Les fortes couleurs et l’attention à la construction des plans permettent au relief des motifs de ne point se dissoudre dans la division méthodique.
       Dans les toiles suivantes, Matisse abandonna peu à peu le divisionnisme au profit d’un retour au dessin qui cerne et contourne des couleurs de moins en moins imitatives. Dans le
Portrait de Madame Matisse (1905), le front et le nez de son épouse sont figurés par une large bande d’un vert brillant. La même année, Matisse montra ses œuvres au troisième Salon d’automne, réunissant plusieurs de ses compagnons, comme André Derain et Maurice de Vlaminck. Ils furent surnommés par dérision «les fauves», en raison de l’utilisation violente de la couleur qui construisait par grande masse l’espace de la toile.

       Henri Matisse mourut à Nice le 3 novembre 1954. Un musée consacré à son œuvre fut inauguré au Cateau-Cambrésis en 1952.

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